Batterie

Batterie
Je vais aujourd'hui vous parler de batterie neuve.
(mon expérience plus des conseils de pro). Lorsque vous achetez une batterie neuve, l’électrolyte doit être dans un ou des bidons à côté de la batterie. Si c'est pas le cas, mieux vaut éviter le produit.
Après avoir mis l’électrolyte dans la batterie, la mettre en charge lente pendant un certain temps sans mettre en place les bouchons. En fin de charge, il faudra sans doute rajouter un peu d'eau distillée.
Petite astuce, avant de remettre les bouchons, glissez entre le 1° et le 2° et entre le 5° et le 6° un p'tit bout de ruban plat qui dépasse de chaque côté, ça vous permettra d'enlever plus facilement les bouchons plus tard lors des vérifications de niveau. A faire au moins une fois l'an, surtout après les grandes chaleurs

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REPUBLIQUE FRANCAISE
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COMMISSION DE LA SECURITE DES CONSOMMATEURS
3, rue Blanche
75009 PARIS
Tél : (1) 48 74 01 06
Paris, le 25 juillet 1989
AVIS
RELATIF AUX EXPLOSIONS PROVOQUEES PAR CERTAINS TYPES
DE BATTERIES D’AUTOMOBILE
LA COMMISSION DE LA SECURITE DES CONSOMMATEURS,
Vu la loi n° 83-660 du 21 juillet 1983, notamment ses articles 2, 3, 5, 7, 8, 14, 15 et 16 ;
Vu le décret n° 84-270 du 11 avril 1984, relatif à la commission de la sécurité des
consommateurs et notamment ses articles 6, 7, 8, 9, 10, 11 et 12 ;
Vu le décret du 7 juin 1984 ;
Vu les arrêtés du 19 octobre 1984 et du 9 novembre 1987 ;
Vu les requêtes : du docteur M., enregistrée sous le n° 87-93 ; de l’Institut national de la consommation (I.N.C.), enregistrée sous le n° 87-107 ; de l’Union fédérale des consommateurs (U.F.C. Que Choisir), enregistrée sous le n° 88-65, relatives au problème général de sécurité posé par des explosions de batteries de voiture durant leur utilisation normale ;
Vu la première délibération de la commission du 6 juillet 1988 et sa deuxième délibération, du 25 juillet 1988, sur demande du commissaire du Gouvernement (article 13, alinéa 3 de la loi du 21 juillet 1988) ;
Considérant que les requêtes précitées font état de 59 explosions de batteries dont la plupart sont des batteries dites sans entretien de marque Steco fabriquées par la Compagnie française d’électro-chimie (C.F.E.C.) et équipant des véhicules mis en circulation entre 1983 et 1986 ;
Considérant que, du fait des projections d’acide et des parties solides, les
conséquences corporelles de ces explosions peuvent être sérieuses dans la mesure où une personne se trouve à proximité immédiate de la batterie lors de l’explosion et que des accidents oculaires, dont un accident grave (acuité visuelle réduite à 1/10 de vision), ont été portés à la connaissance de la commission par le premier requérant, le docteur M.
Considérant que les explosions se produisent principalement dans deux cas : au moment de la charge de la batterie dans un garage ou lors de la mise en parallèle d’une  deuxième batterie à des fins de dépannage et au moment où le démarreur est sollicité (l’accident se produit souvent lors d’un redémarrage après un court arrêt) ;
Considérant que la batterie est un organe capable de restituer (décharge) l’énergie  électrique emmagasinée (charge) sous forme d’énergie chimique, l’énergie restituée servant à assurer le démarrage du moteur par l’intermédiaire du démarreur ;
Considérant que, lors de l’utilisation (décharge), la réaction chimique conduit à la production de la tension (6 volts ou 12 volts suivant les modèles) alors que, pour la charge, la réaction chimique se produit en sens inverse, emmagasinant ainsi de l’électricité ;
Considérant que si la tension de charge est trop forte (supérieure à 14 volts pour une batterie 12 volts, ce qui peut arriver si le régulateur de l’alternateur de la voiture est défaillant ou si la tension du chargeur de batterie est mal régulée), il y a électrolyse de l’eau avec dégagement d’hydrogène côté négatif et d’oxygène côté positif ;
Considérant que ces deux gaz constituent un mélange détonant qu’une simple étincelle peut faire exploser si sa concentration est suffisante et que l’élévation de  température est un phénomène aggravant la possibilité d’explosion ;
Considérant que les causes possibles d’étincelles sont nombreuses et peuvent être  classées en deux types : les causes externes, que l’on ne semble pas devoir considérer comme cause possible dans la majorité des explosions recensées par les requérants, et les causes internes à la batterie ;
Considérant que, parmi les causes externes, on peut citer la flamme d’un chalumeau, d’un briquet ou d’une cigarette allumée (ceci se produit surtout lors de la recharge de la batterie, à l’extérieur du véhicule, dans un garage), le branchement ou le débranchement d’un câble de circuit électrique sans que les appareils consommateurs (radio, ventilation...) soient coupés, le court-circuit accidentel provoqué par un objet métallique intercalé entre les
deux bornes, le mauvais branchement ou le débranchement des câbles de démarrage, la cosse de batterie mal serrée (étincelle lors de l’utilisation du démarreur) ;
Considérant que les causes internes proviennent essentiellement d’une rupture de connexion au moment d’un fort appel de courant (utilisation du démarreur) ;
Considérant qu’un grand nombre de ces explosions ont été détectées sur des batteries dont l’âge est supérieur à 2 ans (60 p. 100 entre deux ans et demi et trois ans et demi) et dans plus de 80 p. 100 des cas, lors de l’action du démarreur, surtout lorsque la voiture a été immobilisée pour un court arrêt et lorsque la température extérieure est élevée ;
Considérant que les batteries dites « sans entretien » sont conçues de telle manière que, dans le cas d’une utilisation normale, la vérification des caractéristiques physiques et électriques ne soit pas nécessaire durant leur durée de vie qui, aux dires des fabricants, est de l’ordre de quatre ans ;
Considérant, néanmoins que de nombreux facteurs (circulation urbaine avec fréquents arrêts-démarrages, temps chaud) rendent cette vérification indispensable afin de vérifier le niveau du liquide et l’état général de vieillissement et que cette exigence augmente régulièrement avec l’âge de la batterie si celui-ci est supérieur à deux ans en moyenne ;
Considérant que la dénomination « sans entretien » selon la terminologie utilisée par la norme NF R 13-503 (qui définit aussi une classe de batteries « à faible entretien » et une « à entretien courant ») peut laisser supposer, à tort, aux automobilistes que l’adjonction d’eau et, par conséquent, la vérification du niveau de liquide ne sont jamais nécessaires ;
Considérant que cette vérification est d’autant plus difficile que certaines batteries sans entretien n’offrent pas de possibilité d’examen visuel même si les tableaux de bord de certains véhicules sont équipés de témoins visuels de surcharge ;
Considérant que plusieurs fabricants de batteries et constructeurs d’automobiles se sont déclarés, au cours de l’instruction et par courrier, partisans d’une meilleure information des usagers et des professionnels sur les nécessaires conditions d’installation, d’utilisation et de vérification des batteries notamment par apposition d’une étiquette sur la batterie, mention en clair sur celle-ci de la date de fabrication, développement des conseils figurant sur les documents de bord et sur le carnet d’entretien, amélioration des dispositifs visuels de vérification, diffusion de notes aux réseaux de concessionnaires, sensibilisation des réparateurs par la distribution d’une brochure (traduite d’une publication américaine du « Battery Council International ») ;
Considérant que, conformément à l’article 16 de la loi du 21 juillet 1983 et aux articles 8 et 10 du décret n° 84-270 du 11 avril 1984, la commission a communiqué le dossier et donné la possibilité d’être entendu à l’ensemble des personnes concernées : requérants, constructeurs d’automobiles, fabricants de batteries, chambre syndicale des constructeurs automobiles, chambre syndicale des importateurs d’automobiles, syndicat des accumulateurs électriques non alcalins, chambre syndicale nationale du commerce et de la réparation automobile, fédération du commerce et de l’artisanat de l’automobile, fédération des industries des équipements pour véhicules ...;
Considérant que, à la fin du mois de juin 1988, la commission a diffusé six nouvelles fiches pratiques « Vacances » dont l’une concerne les batteries automobiles ;
Considérant que les représentants des automobiles Peugeot ont déclaré, au cours de la séance plénière de la commission du 6 juillet 1988, et confirmé par écrit qu’ils prenaient avec leur réseau, dans les jours suivants, toutes dispositions nécessaires pour que soit vérifié l’ensemble du circuit électrique - et, notamment, les batteries de marque Steco - des voitures de cette marque commercialisées entre 1983 et 1986 ;
Considérant que, au cours de cette même séance plénière, la C.F.E.C. a indiqué qu’elle envisageait de joindre aux batteries Steco dites « sans entretien » qui sont vendues par les distributeurs de pièces de rechange un mode d’emploi attirant l’attention sur les nécessaires conditions d’installation, d’utilisation et de vérification de ces batteries, EMET L’AVIS SUIVANT :
1- Les administrations compétentes devraient rendre obligatoire la présence, sur le corps même de chaque batterie, d'un étiquetage : mettant en garde les utilisateurs contre les causes externes et internes d'explosion et explicitant la nécessité d'une vérification régulière du niveau de liquide même dans le
cas des batteries dites "sans entretien" ;  portant l'indication de sa date de fabrication.
2- Les administrations compétentes devraient s'assurer que, conformément aux engagements pris par les professionnels concernés : l'information des automobilistes sur la nécessité de faire vérifier périodiquement la
batterie figure dans les documents de bord et les carnets d'entretien des
constructeurs et importateurs d'automobiles ; la formation des professionnels de l'entretien des véhicules à la nécessité et aux moyens d'effectuer la vérification des batteries est réalisée en particulier par l'intermédiaire d'un carnet technique rédigé par le fabricant de batteries sur le modèle de ceux réalisés pour les automobiles ; les concessionnaires des réseaux et les professionnels de l'entretien "hors réseau", dûment alertés par les constructeurs d'automobiles, vérifient systématiquement les circuits électriques - et notamment les batteries Steco - des véhicules commercialisés
entre 1983 et 1986 ; les batteries commercialisées par les distributeurs de pièces de rechange soient accompagnées d'un mode d'emploi attirant l'attention sur le respect indispensable des conditions d'installation, d'utilisation et de vérification.
3- La norme NF R 13-503 devrait être modifiée afin d'éliminer la dénomination "sans entretien" et, en attendant cette modification les administrations compétentes devraient s'assurer que la dénomination "sans entretien" n'est pas utilisée pour induire en erreur les consommateurs sur les caractéristiques de ce type de matériel.
4- La conception des batteries et des véhicules devrait permettre un contrôle aisé du bon fonctionnement du circuit électrique de démarrage.
ADOPTE LORS DE LA SEANCE DU 25 JUILLET 1988
SUR LE RAPPORT DE MM. PITETTE ET DARMAILLACQ


03/06/2013
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